Partir sans visa J-1 : les risques encourus

Partir sans visa J-1 : les risques encourus

Pour qu’un étudiant ou un jeune diplômé puisse effectuer son stage ou son job d’été aux Etats-Unis, il doit régulariser sa demande de visa J-1. Partir à l’aventure américaine sans ce précieux document officiel comporte des risques inutiles.

Voyager est une réelle opportunité de s’ouvrir au monde extérieur. Que ce soit un stage, un emploi saisonnier ou un séjour linguistique, c’est aussi un excellent moyen d’augmenter son employabilité, à savoir ses chances de trouver un emploi une fois les études terminées. Mais, voyager comporte un certain nombre d’obligations. Certains métiers – dans la relation clients, le marketing ou l’hôtellerie – requièrent par exemple de parler couramment une deuxième langue. Les règles de sécurité et de sûreté sont aussi des incontournables au séjour à la saveur international. Chaque pays détient sa propre législation en vigueur. Et, les Etats-Unis ne font pas figurent d’exception en la matière. Bien au contraire.

Le visa comme porte d’entrée

Tu es atteint d’une lourde pathologie appelée communément la phobie administrative et tu souhaites quand même partir aux Etats-Unis sans avoir décroché ton précieux sésame ? A savoir le visa J-1 qui permet de valider ton stage ou ton job d’été sur les terres de l’oncle Sam. Sache que c’est une très mauvaise idée ! En effet, fouler le territoire américain sans autorisation préalable est illégal, quel que soit le but du séjour : touristique, privée, professionnel ou d’affaires. Parfois confondu avec le passeport ou le titre de séjour, le visa est un document officiel collé sur son passeport permettant à une personne de rentrer et de séjourner sur le territoire américain. Il existe près de 80 visas différents qui s’adressent aussi bien à des touristes, des étudiants, des journalistes ou des entrepreneurs. L’un d’entre eux, le visa J-1, est spécialement conçu pour les étudiants et les jeunes diplômés souhaitant vivre une aventure mémorable outre-Atlantique durant plusieurs mois. Le visa J-1 se décline de trois façons selon le profil du candidat et l’objectif pédagogique de son séjour. L’obtention du visa J-1 est l’ultime étape après avoir déniché un stage et après avoir signé avec un sponsor pour valider le séjour. Pour se le procurer, il est nécessaire de prendre rendez-vous auprès de l’ambassade des Etats-Unis en France. Dans une lettre signée par l’officier consulaire Lindsay Coffey, l’établissement implanté à Paris précise que pour ceux qui souhaitent effectuer un stage en Amérique du Nord, « l’obtention d’un visa J-1 est requis avant de partir pour les Etats-Unis ». Et de poursuivre : « Le visa J-1 est obligatoire pour tout stagiaire, même si le stage est pour un durée de 90 jours et n’est pas rémunéré ».

Pas de visa, renvoi immédiat

L’absence de régularisation d’un titre de séjour aux Etats-Unis est hautement risqué pour le mercenaire qui serait tenté par cette éventualité délictueuse. Surtout que, depuis le 27 janvier 2017, les conditions d’entrée pour les Etats-Unis – déjà renforcées suite aux événements qui ont eu lieu le 11 septembre 2001 – s’avèrent plus drastiques. A cette date, un décret présidentiel pris par Donald Trump entend réduire l’accès du pays américain aux ressortissants de sept pays, à savoir la Syrie, le Soudan, l’Iran, la Lybie, la Somalie, l’Irak et le Yémen. « Ceux qui arrivent aux Etats-Unis en n’ayant pas le type de visa correct risquent de se voir refuser l’entrée », explique l’ambassade des Etats-Unis à Paris. Et d’ajouter le danger « d’être renvoyés immédiatement dans leur pays d’origine ». Selon le droit pénal américain, l’entrée illégale qualifiée « d’irrégulière » est considéré comme étant un crime pour un non-citoyen des Etats-Unis. La personne peut être condamnée et emprisonnée pour une période de six mois au maximum. En plus, l’auteur du crime peut écoper d’une lourde amende. S’il ne s’agit pas de la première infraction connu du fautif, la peine de prison peut aller jusqu’à deux années d’enfermement. Passer la frontière sans le visa constitue une première étape avant un renvoi qualifié d’immédiat. Sans visa, le candidat au départ devient ainsi non-admissible dans le pays de l’oncle Sam. Le service d’immigration américain est extrêmement attentif à la réglementation. A votre arrivée à l’aéroport John-F.-Kennedy de New-York ou celui de San-Francisco, un passeport en règle sera demandé au nouvel arrivant. Le visa doit obligatoirement être collé dessus pour envisager d’aller plus loin. Travailler sur place sans visa interdit en outre l’accès à des services parfois primordiaux comme l’ouverture d’un compte en banque, la souscription à une sécurité sociale ou encore la possibilité de passer le permis de conduire.

Que faire lorsque son visa a expiré ?

L’une des particularités de ce document obligatoire réside dans son caractère expiratoire. De la même manière que rentrer et travailler illégalement aux Etats-Unis constitue un crime, rester aux Etats-Unis une fois la date limite de visa dépassée est illégal et peut également être lourdement sanctionné. Par exemple, rester six mois au-delà de la période autorisée et inscrite sur le visa constitue une infraction pour laquelle le fautif risque une interdiction d’entrée du territoire américain pendant trois ans. Cette inadmissibilité peut aller jusqu’à dix ans selon la gravité des faits. Un visa ne peut être prolongé sans effectuer une demande préalable auprès du Département d’état des Etats-Unis équivalent à notre ministère des Affaires étrangères. C’est ce dernier qui gère les différentes ambassades implantées aux quatre coins du globe. Il faudra ainsi déposer une nouveau dossier afin de séjourner aux Etats-Unis plus longtemps ou sur une prochaine période. Quelle que soit la situation, il est vivement conseillé de se renseigner auprès de l’Ambassade américaine à Paris pour connaître les modalités d’un renouvellement de visa.

Auvergnat exilé dans le Sud de la France me valant le prestigieux titre de grand voyageur. Diplômé en communication et en journalisme, je suis rédacteur web pour le Groupe Adiona. Pousser les jeunes à s’expatrier à l’international est mon credo !

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