Stage à l'étranger : pourquoi a-t-on besoin d'un sponsor ?

Stage à l'étranger : pourquoi a-t-on besoin d'un sponsor ?

L’obtention d’un stage aux Etats-Unis passe par la recherche d’un sponsor. Cet organisme certifié par l’Etat américain a, entre autres, pour but de valider le stage. Focus sur le sponsor et ses intérêts pour le stagiaire.

Tu recherches actuellement un stage à l’étranger et plus précisément aux Etats-Unis ? Lors de tes recherches et de tes démarches, tu ne pourras pas passer à côté de la notion encore méconnue de sponsor. Attention, le sponsor n’est pas l’équipementier qui placarde sa marque partout ou fait de la publicité dans une enceinte de sport.  Il ne rémunère pas non plus le stagiaire ! Dans le cadre d’un stage aux Etats-Unis, le sponsor officialise en quelque sorte ton éligibilité à un programme d’échange culturel. Quelques critères d’éligibilité sont requis pour effectuer un stage à l’étranger :

  • Être âgé d’au moins 18 ans ;
  • Faire des études en cours dans une université française ou être jeune diplômé pouvant justifier d’une expérience professionnelle ;
  • Trouver un stage qui a un rapport avec le domaine de formation étudié.
  • Avoir le niveau de langue requis par l’offre de stage pouvant aller de la simple acquisition de bases à un niveau bilingue. En règle générale, il est demandé de « parler couramment » l’anglais.

Qu’est-ce qu’un sponsor ?

Pour réaliser un stage à l’étranger et ainsi embrasser le rêve américain à Miami, New York, Los Angeles ou San Francisco, tu dois être sponsorisé. Un sponsor est un organisme ou une fondation privée agréé par le Département d’Etat des Etats-Unis, chargé des relations internationales, dont l’ambassade détient des quotas annuels de visas. InterExchange, CIEE, ASSE ou encore Intrax, les différents sponsors disponibles sur le marché gèrent les programmes d’échanges culturels à destination des Etats-Unis. L’objectif du sponsor est de s’intéresser à l’employeur pourvoyeur d’offres de stage à l’international. L’organisme à but non-lucratif passe à la loupe aussi bien le dossier monté par le futur stagiaire que les missions qu’il effectuera dans l’entreprise. Il s’assure ainsi de l’intérêt pédagogique du stage et la faisabilité du projet. Tous les domaines ne sont pas pris en compte par le sponsor. Pour remplir au mieux son dossier en anglais, il est important de se référer à un intermédiaire tel qu’une agence de placement afin de tester son éligibilité. Pour rappel, le stage effectué à l’étranger doit avoir un rapport conséquent avec les études suivies en France par le futur expatrié.

Une fois débarqué aux Etats-Unis, le stagiaire devra se rendre au service des douanes pour faire authentifier son passeport et son visa.

Payé par le candidat, le sponsor propose divers services pour assurer la bonne tenue du stage. Le sponsor fournit par exemple une assurance maladie. C’est vers ce dernier que devra se tourner le stagiaire en cas de couverture sociale et médicale. Par ailleurs, il peut répondre aux besoins du stagiaire comme celui de prolonger son stage ou redéfinir les missions. Si le stagiaire a besoin de voyager en dehors des frontières américaines pendant son stage, il devra se tourner vers son sponsor. L’organisme-sponsoring devient, de facto, un interlocuteur de choix sur place. Passer par un sponsoring américain est indispensable grâce à l’analyse et à l’accompagnement pédagogiques qu’il effectue. De plus, le sponsor remet au candidat le nécessaire formulaire officiel d’éligibilité également appelé le DS 2019.

Le sponsor délivre le DS 2019

Le DS 2019 – ou Certificate of Eligibility for Exchange Visitor (J-1) Status – est un certificat d’éligibilité fourni par le sponsor. Il n’est donné que lorsque le dossier a été vérifié et validé par l’organisme. S’il facilite l’obtention du visa J1 (voir plus bas), il ne le garantit pas pour autant. Ce formulaire administratif d’une page est une première étape en vue de décrocher son visa auprès de l’Ambassade des Etats-Unis basée à Paris. Dans le formulaire, plusieurs champs doivent être remplis. Les coordonnés de l’étudiant, les noms du sponsor et de l’entreprise d’accueil, la durée et un bref descriptif du stage ainsi que les fonds nécessaires et estimés pour la durée du séjour doivent être renseignés. Il est par ailleurs conseillé de conserver son DS 2019, même une fois le stage passé. En effet, il pourra être redemandé dans le cadre d’un nouveau stage aux Etats-Unis.

Passage obligatoire pour obtenir le visa J-1

Il existe près de 80 visas différents pour pouvoir fouler le sol américain. C’est d’ailleurs une obligation de la part d’un candidat à l’expatriation dans l’un des cinquante états composant les Etats-Unis. Ce document est exigé par la douane américaine pour pouvoir entrer et séjourner dans le pays de l’oncle Sam. Il en existe pour les touristes, pour les journalistes ou encore pour les voyages d’affaires. Le visa J-1 concerne, quant à lui, plus spécifiquement les étudiants ou les jeunes diplômés.

Pour les stages, il en existe deux sortes : le visa J-1 Intern et le visa J-1 Trainee. Le premier dispositif s’adresse aux étudiants de l’enseignement supérieur et aux jeunes diplômés depuis moins d’un an qui souhaitent partir pour un stage pendant douze mois au maximum. Dans ce cadre-là, aucune expérience professionnelle n’est demandée. Le visa J-1 Trainee concerne essentiellement les diplômés depuis plus d’un an qui peuvent justifier d’une expérience professionnelle égale à une année dans le domaine recherché avec le stage. Ce dernier peut durer jusqu’à dix-huit mois. Les personnes sans diplômes ne sont pas mises sur la touche. Pour bénéficier du programme Trainee, un candidat au stage doit avoir cinq années d’expérience professionnelle dans le domaine du stage.

Toutes ces démarches peuvent apparaître comme lourdes et contraignantes. Cependant, il est vivement recommandé de se faire aider par une agence de placement spécialisée. Cet intermédiaire entre le candidat et le sponsor aiguille l’étudiant au moment de réaliser son dossier.  Habitués à travailler avec les sponsors, les conseillers de l’agence connaissent parfaitement les exigences de ces organismes et facilitent ainsi la finalité des démarches, à savoir la validation du dossier et l’obtention du fameux visa.

Auvergnat exilé dans le Sud de la France me valant le prestigieux titre de grand voyageur. Diplômé en communication et en journalisme, je suis rédacteur web pour le Groupe Adiona. Pousser les jeunes à s’expatrier à l’international est mon credo !

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