Les douanes américaines : comment passer sans encombre ?

Les douanes américaines : comment passer sans encombre ?

Le passage des douanes américaines est plus ou moins redouté par les étrangers. Pour ne pas être dans un état d’angoisse (qui rendrait d’ailleurs votre comportement suspect aux yeux des douaniers), nous allons vous dévoiler l’envers du décor afin que vous puissiez appréhender au mieux.

Les démarches à faire avant de partir

Les papiers d’identité

Avant de réserver votre billet d’avion, vous devrez être en possession d’un passeport en cours de validité, d’un Visa J-1 pour pouvoir travailler et vous rendre en stage sans avoir aucun problème avec la loi.

Vu que votre visa est rattaché à votre numéro de passeport, vérifiez que les deux coïncident. Si vous avez perdu ou que l’on vous a volé votre passeport après avoir fait votre demande, rapprochez-vous au plus vite de l’ambassade.

Des preuves formelles

Une fois la vérification de ces documents faite, vous devrez également avoir un billet d’avion aller et retour. Ne pas pouvoir prouver que vous ne resterez pas sur le territoire, est une pratique illégale aux Etats-Unis.

Avant le grand départ, il faudra également que vous ayez trouvé votre logement. Les douaniers vous poseront automatiquement la question de savoir où vous allez résider sur-place. Vous ne pouvez absolument pas répondre que vous ne le savez pas encore. Même si vous séjournez à l’hôtel, il faudra leur délivrer l’adresse de l’établissement. Il en est de même si vous avez choisi de séjourner chez des amis par exemple.

Fermer les valises

Pensez à fermer votre bagage avec un cadenas TSA (cadenas doté d’un petit losange rouge). En effet depuis la fin 2002, la sécurité vérifie fréquemment le contenu des bagages avant de les mettre en soute. Ces cadenas sont les seuls qu’elles peuvent ouvrir correctement. Si vous choisissez un simple cadenas, vous ne le retrouverez sans doute pas au moment de récupérer votre bagage car ils l’auront sûrement forcé.

A l’aéroport avant le décollage, il est possible qu’un membre du personnel vous appelle. Cela peut paraître très surprenant mais pas de panique ça n’est qu’une formalité ! Il ou elle vous demandera si vous avez préparé vos bagages vous-même et s’ils sont restés avec vous tout le temps. Ces questions servent à savoir si quelqu’un aurait éventuellement mis quelque chose dans vos valises et dont vous n’avez pas eu connaissance.

A faire pendant le voyage

Dans l’avion, le personnel de bord vous donnera un formulaire à remplir que vous devrez remettre à l’immigration une fois arrivé à l’aéroport. Pour n’avoir aucun souci, et pour éviter d’immigrer clandestinement, il faut que votre écriture soit claire et qu’il n’y ait aucune rature.

Remplissez-le dès que l’hôtesse vous le donnera car sinon vous risquez de l’oublier. Il faut que vous sachiez que la file d’attente à la douane est souvent très longue (il arrive fréquemment d’attendre 1h30 voir 2h) et les douaniers n’hésitent pas à renvoyer une personne faire la queue si jamais une formalité est manquante ou erronée.

Si vous avez des doutes sur les champs à remplir, posez des questions. Il vaut mieux être sûr de ce que l’on écrit plutôt que d’avoir un coup de stress au moment du face à face avec les autorités.

Devant les services américains

Une fois débarqué de l’avion, vous devez emprunter la file réservée aux non-résidents. C’est souvent la plus bondée. On a le temps de se concentrer un moment pour pouvoir passer la barrière de l’immigration avec succès.

Les questions posées

Beaucoup craignent que leur niveau d’anglais ne soit pas suffisant pour se faire comprendre des douaniers américains. Il est vrai que ces personnes ne sont pas là pour faire du sentiment, ni pour vous donner des cours d’anglais et vous les trouverez sûrement peu sympathiques mais ne perdez pas le contrôle. Ils représentent l’autorité et agissent de la même manière pour tout le monde.

Bon nombre de visiteurs, comme vous, viennent et ne parlent pas ou très peu la langue de Shakespeare. Les douaniers y sont habitués et vous parleront avec des signes si vous n’arrivez pas à comprendre. Néanmoins, pour vous aider, voici les questions que les agents posent la plupart du temps :

  • Que venez-vous faire sur le territoire américain ?
  • Où est-ce que vous logez ?
  • Que faites-vous comme travail ?
  • Quand est-ce que vous retournez en France ?
  • Est-ce que c’est la première fois que vous venez aux Etats-Unis ?

Comme vous pouvez le constater, ce ne sont pas des questions très complexes. Pas besoin d’être bilingue, vous comprendrez très vite de quoi il s’agit. Par la suite, ils prendront vos empreintes digitales et vous tireront le portrait afin de vous enregistrer dans leur base de données.

Le comportement à adopter

Il y a deux techniques pour réussir son court entretien à la douane lorsqu’on ne se sent pas super à l’aise en anglais. A vous de voir celle qui correspondra le mieux à votre cas.

Les excuses

Lorsqu’on ne parle pas anglais, on a tendance à s’excuser pour un rien. C’est une technique habituelle. A la première question, si vous ne comprenez pas, prenez votre air le plus désolé, en tentant de faire passer le message.

Apprenez les phrases de base pour montrer que vous ne vous payez pas la tête de l’officier mais qu’il y a un réel problème de communication. “Sorry, I don’t speak English !”, même avec l’accent français le plus prononcé, passera toujours mieux que de ne rien dire et de regarder la personne en face dans le blanc des yeux.

3 situations s’offriront alors à vous :

  • Vous réussirez à vous comprendre grâce à des gestes.
  • L’officier demandera à un autre passager de traduire de l’anglais au français pour vous et vice versa pour lui.
  • Peut-être que l’officier a des notions de français et pourra donc vous aider.

Sachez qu’en général, les agents sont beaucoup plus indulgents avec des personnes qui ne parlent pas leur langue, et le temps de passage est donc raccourci.

Les bornes automatiques

De plus en plus d’aéroports sont équipés de bornes automatiques qui lisent les passeports biométriques. C’est le cas par exemple de celui de San Francisco. Vous pouvez sélectionner la langue de l’automate et donc avoir toutes les questions en français. Pratique !

Il ne vous reste plus qu’à suivre les indications : scanner le passeport, répondre aux questions… Comme si vous étiez devant un employé de l’immigration. N’oubliez pas de récupérer le reçu qui sortira, une fois la procédure finalisée.

Il ne vous reste plus qu’à vous diriger vers un guichet et de présenter le petit papier que vous avez en main. Ce sera une entrevue expéditive puisque la personne regardera uniquement si le reçu est conforme. Il tamponnera ensuite votre passeport et vous souhaitera un bon séjour.

Attention, cette pratique fonctionne uniquement si vous vous êtes déjà rendu aux Etats-Unis auparavant. Pour les autres, pas d’autres issue possible. Il faudra vous présenter en personne à l’agent en service.

3 conseils hyper importants

Les douanes américaines peuvent impressionner et pourtant, il n’y a pas de quoi se mettre dans des états d’angoisse. Voici quelques précieuses recommandations qui pourraient bien vous être utiles.

Destressez !

On voit beaucoup de choses dans les séries américaines. Le cliché veut que l’agent soit peu aimable, voire méchant. Qu’ils attendent les touristes de pied ferme pour les interroger comme s’ils étaient des bandits. Pourtant, vous verrez, il ne porte très peu d’importance à votre petite personne si tout est en règle.

Dans tous les cas, si vous avez réussi à embarquer, c’est déjà un très bon signe. il n’y a donc juste à adopter un comportement normal et tout ira bien.

Ne mentez pas !

Lorsque l’officier en question va vous poser des questions, ne cherchez pas à mentir ou à détourner une réponse. Normalement, vous n’avez rien à cacher donc restez vous-même. Répondez d’une manière franche et précise.

De plus, suivez les consignes à la lettre. Faites tout ce que l’employé de l’immigration vous demande. Ne prenez pas de photo, soyez patient. C’est une dernière étape assez longue mais qui est obligatoire alors autant bien la réussir.

Restez sérieux

Que vous ayez un bon niveau d’anglais ou non, l’attitude à adopter reste la même. L’humour et le second degré peuvent ne pas être compris aux Etats-Unis, et encore moins au service des douanes. Tout ce que vous direz sera pris au sérieux, alors évitez les blagues.

Pensez à votre aventure qui va réellement commencer, ce n’est plus qu’une question de minutes !

La réception des bagages

Les bagages sont à récupérer une fois les douanes passées. Vous aurez à déclarer les produits que vous transportez s’ils sont soumis à la réglementation américaine. Voici ce que vous pouvez apporter dans vos valises :

  • 1 litre de vin ou d’alcool (vous devez être âgé de minimum 21 ans)
  • 200 cigarettes ou 50 cigares ou 2 kg de tabac
  • Les cadeaux ne doivent pas dépasser 100$US chacun
  • Tout aliment industriellement sous vide
  • Vos médicaments, à condition de se munir d’une ordonnance traduite en anglais
  • Une somme d’argent liquide ne dépassant pas 10000.$US

Il y a des produits totalement interdits. Si la douane vous contrôle avec ce genre d’objets, vous risquez une sanction assez sévère. C’est le cas :

  • De la viande, des plantes ou des articles dangereux comme des armes, des couteaux, des limes, des ciseaux et tout autre objets tranchants.
  • Des briquets ne sont pas autorisés
  • Des liquides qui ne sont pas admis en cabine s’ils dépassent 100ml et qu’ils n’ont pas été achetés au duty free de l’aéroport.

De plus, si vous voyagez avec un appareil électronique (téléphone, ordinateur portable, tablette…) n’oubliez pas de le charger. Les autorités peuvent vous demander de l’allumer devant eux pour constater que ce dernier fonctionne correctement.

Les douanes américaines n’ont désormais plus de secret pour vous. Vous pourrez passer ce moment pas très agréable en toute sérénité. Finalement, le rêve américain n’a jamais été aussi simple à atteindre !

Grande aventurière, j’ai du mal à rester en place. Après avoir vécu au Japon, je donne volontiers des conseils aux étudiants en quête de nouveaux horizons.

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